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Il est vrai que la clandestinité a de multiples origines et que les clandestins sont accueillis dans des structures inadaptées mais pour un pays tel que la France elle a aussi un véritable coût économique car il y a plus de 200 000 personnes par an qui arrivent aujourd’hui clandestinement en France. Selon le gouvernement, le coût financier s’élèverait à plus de 37 milliards d’Euros. Les clandestins souvent agrémentent les filières de travail dissimulé et génère des répressions policières plus importantes. La détresse de ces clandestins profite souvent à des filières organisées. Il existe, tout d’abord, des passeurs qui profitent de leur quête d’une vie meilleure pour leur offrir un passage illégal et souvent dangereux. Ceux-ci leur demandent en échange une somme d’argent exorbitante, (de 3000Euros en moyenne jusqu’à parfois 35000Euros) pour voyager dans des camions où ils montent lorsque le chauffeur est à un stop ou en train de dormir…Certains par ces moyens détournés arrivent à destination, d’autres repérés par les forces de l’ordre retournent dans leur pays. A leur arrivée en France, les clandestins se retrouvent dans des situations précaires : sans logement, sans travail, et ruinés ou endettés de part le coût de leur passage dans le pays désiré. La vie est alors très dure pour eux, mais certaines mafias guettent leur désespoir. Les mafias profitent aussi de la détresse de ces misérables, en leur promettant ce qu’ils avaient toujours rêvé : une vie meilleure. La réalité est toujours très choquante pour eux, car les emplois offerts sont très souvent illégaux et peu rémunérés. Ils habitent dans des logements insalubres et agrémentent des ateliers de confection clandestins ou même des réseaux de prostitution. La prostitution est un fléau en France, qui exploite de nombreuses jeunes clandestines. Souvent celles-ci croient être employées en tant que jeune fille au pair, femme de ménage… mais elles sont dirigées vers des filières organisées et menées par des « macs ». Les victimes sont alors prises au piège et obligées de se prostituer pour rembourser leurs frais de voyage, ou leur hébergement…On constate depuis ces dernières années une croissance de la prostitution des jeunes roumaines âgées de 13 à 18 ans, celles-ci vendues à des Européens par leurs parents qui croient leur donner un avenir meilleur. Elles partent alors de leur pays mais c’est souvent la rue, le trottoir qui les attend à leur arrivée. Les macs profitent de ces jeunes filles qui vendent leur corps, car elles ne peuvent pas faire machine arrière, de peur des représailles ou de la réaction de leurs proches qui les croient heureuses.
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| La photographie représente une prostituée manifestant devant l'assemblée nationale le 23/01/2003 |
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De plus, il existe une autre forme d’exploitation : les ateliers de confection. Les propriétaires de ceux ci profitent de la précarité de ces « salariés » (pas ou peu de droits sociaux) pour leur imposer des conditions de travail plus qu’inacceptables : 12 heures de travail, peu ou pas de rémunération. Les travailleurs cousent dans des caves souvent peu éclairées et ventilées ce qui provoque chez les clandestins une baisse foudroyante de la vue et de forts problèmes respiratoires. Malheureusement, les clandestins acceptent leur conditions étant donné qu’ils sont en totale illégalité, ils ne peuvent demander une quelconque aide à l’Etat français, et c’est ainsi la seule façon pour eux de survivre économiquement.
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En France, l’esclavage a été aboli depuis 1848 mais il existe aujourd’hui encore des formes de soumissions à une autorité tyrannique, c’est ce qu’on appelle l’esclavage moderne. La plupart du temps, ce sont des jeunes filles africaines, asiatiques dont les parents ont confié l’éducation de leur filles à un riche européen croyant qu’elles étudieraient et qu’elles réussiraient dans la société d’accueil .Mais à leur arrivée, leur rêve est vite transformé en désillusion car elles ne vont pas à l’école et sont servantes pour la famille. Elles travaillent gratuitement pendant plus de 12 heures aux travaux domestiques, à la garde des enfants contre généralement 1 repas misérable (restes de la famille). Elle dorme dans des conditions déplorables (parfois sur un tapis dans la cuisine). Leurs employeurs étant très influents, elles ne peuvent protester ou même s’enfuir. Ils exercent sur elles une véritable pression. Ils les rabaissent même en les faisant passer pour des menteuses devant les forces de l’ordre. Les papiers de ces jeunes filles sont souvent détenus par la famille ce qui les privent alors de leurs droits tel que peut le témoigner Mounira, interviewée dans « Ca se discute » lors de l’émission sur la clandestinité. Ces jeunes filles sont des victimes de la haute société française qui milite la journée pour les droits de l’homme et exploite le soir ces jeunes africaines.
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| Un exemple de comité qui lutte contre ce phénomène |
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Enfin ces filières offrent souvent des possibilités de logement aux clandestins. Ils sont généralement insalubres, inhabitables (squat), et mettent même parfois leur vie en danger (plomb, azote…).Sans recours, étant donné leur situation, ils ne peuvent faire appel aux associations de défense. Bien que les conditions d’habitat soient inacceptables les propriétaires n’hésitent pas à louer ces taudis une fortune. Pour surmonter cette situation économique, les clandestins vivent parfois à plus de 8 dans un appartement de 20m2, ce qui leur permet d’assumer le loyer et de survivre dans la société française.Les étrangers, en quête de l’eldorado européen, quittent leur pays dans l’espoir d’une vie meilleure mais à leur arrivée ce sont des conditions de vie inacceptables qui les attendent : pauvreté, exploitation animent leurs conditions. Prostitution, ateliers clandestins sont les seuls emplois qu’ils occupent, vivant dans des taudis, des logements insalubres. Mais la France depuis quelques années, met en place des réformes politiques, de sorte à limiter l’immigration et aussi à protéger les victimes.
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