L'impact moral
Introduction
Les origines
1structure: Sangatte
Les problèmes
Rép du gouvenement
L'impact moral
Intégrat°/Exclusion
Qui sommes nous?
 
La position de clandestin, en elle-même, caractérise une certaine difficulté de vie. Le fait de vivre constamment caché, en marge de la société, et d’autant plus en situation illégale, représente une réelle angoisse pour ces personnes sans- papier. Tel que peut nous l’expliquer Muriel SALMONA, psychiatre spécialisée dans le traitement des troubles liés à cette situation, interrogée sur le plateau de «Ca se discute », lors d’une émission consacrée à la clandestinité, ces personnes traquées sont bien souvent animées par des troubles plus ou moins graves. Effectivement, pour les sans- papier, les névroses d’angoisse sont courantes, les troubles du sommeil importants, ils sont sujets à de réelles obsessions, à des phobies…une véritable souffrance mentale. Ces gens, souvent, n’arrivent plus à se reposer. Il faut qu’ils pensent constamment à changer de trottoir, à ne pas se faire arrêter. Ils connaissent une réelle frustration de ne pas pouvoir s’intégrer. Ils ne peuvent être en contact avec personne. Murielle SALMONA l’affirme : « pour eux, être dans la clandestinité, c’est avoir la sensation d’être exclu en permanence, d’être rejeté ». C’est en quelque sorte un isolement forcé où règnent la méfiance, la peur continuelle d’être obligé de repartir, une précarité de vie extrême, et une solitude déroutante…Leurs possibilités de travailler ou de fonder une famille sont faibles. Pour prendre l’exemple de Karim, un maghrébin sans- papier, qui vit dans la clandestinité en France, alors que sa femme et son fils sont régularisés, la vie n’est pas des plus simple, aussi bien financièrement que moralement. Karim avoue ressentir une angoisse terrible à cette seule idée de rester cloîtré chez lui, « c’est un véritable enfer ». Mais dès lors qu’il sort, les rares fois où il accompagne son fils à l’école, l’angoisse est d’autant plus forte que sa femme n’a jamais la certitude qu’il rentrera… Leur qualité de vie est moindre, jamais de vacances, ni même de soirées. « Sans papier, on ne peut rien faire », affirme-t-il. La situation de clandestin est épuisante, le traumatisme n’est pas négligeable. Les séquelles peuvent être importantes, puisque les réflexes persistent, même parfois après avoir obtenu ses papiers, les sursauts, les cauchemars, l’anxiété… La clandestinité est une position qui a des conséquences morales. « Certaines personnes se croient prises dans une spirale inéluctable, ils estiment que se retirer du monde est parfois la seule solution », confie le psychiatre. Certains clandestins adoptent des conduites suicidaires, ou se lancent dans des grèves de la faim… Même si ce sont des cas extrêmes, ils n’en demeurent pas moins d’une importante gravité. Etre clandestin constitue une promiscuité de vie que l’on ne peut nier. Aussi, pour venir en aide aux sans- papier, de nombreuses associations se forment, telle que l’ISR, Informations Solidarité Réfugiés, par exemple. Le président de cette association proclame : « Derrière les sans- papier, il y a des hommes ». L’ISR a pour but principal de défendre et d’aider les demandeurs d’asile, en mettant tout en œuvre pour permettre l’ouverture de nouvelles structures d’accueil, Sangatte ayant fermé, et ainsi donner la possibilité aux clandestins de résister aux difficultés de leur situation.


Un comité de soutien aux sans- papier, composé par de nombreuses associations, essaye tant bien que mal, d’aider les clandestins dans leurs démarches. Parmi ce comité, différentes organisations, CIMADE (Comité Inter Mouvements Auprès Des Evacués), APMFA, ASTI, …, plus ou moins présentes, et plus ou moins disponibles pour le soutient des immigrants clandestins… En terme d’ONG (Organisation Non Gouvernementale), on peut reconnaître aussi de nombreuses organisations, telles que l’OCDE, la CMS, qui étudient les flux de migration clandestine, protègent et défendent les droits des réfugiés. Elles sont, d’un aspect général, revendicatrices des droits humains. On commence, d’autre part, à reconnaître, aux personnes qui transitent d’un pays à l’autre, et qui tombent aux mains des organisations criminelles, le statut de victimes…
Ainsi en France, les clandestins demeurent en marge de la société, souvent dénigrés par la population française, mais il existe tout de même un certain soutien par rapport aux sans- papier, de la part des associations.
Comité Inter Mouvements Auprès Des Evacués

Organisation de coopération et de développement économique

La clandestinité doit aboutir à une certaine position : on ne peut éternellement rester sans papier, illégalement, dans le pays qui n’est pas le notre. A cela plusieurs possibilités : acquisition des papiers suivie de l’intégration aux pays d’accueil, ou bien expulsion dans le pays d’origine. Dans les deux cas la démarche s’avère complexe et souvent longue. Effectivement, pour obtenir ses papiers, un immigré clandestin devra effectuer une demande auprès des autorités françaises. Celles-ci auront le seul pouvoir d’accorder ou non aux clandestins, leur statut de réfugiés politiques, si les raisons qui les ont amené à venir en France découlent d’un régime totalitaire dans leur pays, ou bien leur carte de séjour, pour les travailleurs clandestins notamment. Chaque situation est différente. C’est pourquoi les procédures sont si difficiles… Un immigré pourra avoir recours aux procédures déclaratives, par exemple suite à un mariage avec un(e) français(e), pour exiger la délibération de ses papiers. Aussi l’intégration des réfugiés politiques, par exemple, est devenue, au fil des années, une priorité du dispositif national français. Les actions destinées à cette intégration se préoccupent principalement de la formation linguistique et de l’adaptation professionnelle des immigrés. Ceux-ci pourront également engager une procédure de naturalisation s’ils remplissent évidemment les conditions requises : être au moins âgé de 18 ans, avoir sa résidence habituelle en France depuis cinq ans (sauf dans les cas exceptionnels), être « assimilé à la communauté française », et être de « bonne vie et mœurs ». Le dossier sera crée et enregistré par le service des naturalisations de la préfecture du département où est domicilié le candidat. Après les enquêtes auprès des services de Renseignements généraux, ou des affaires sociales du département, après notamment l’établissement d’un « procès verbal d’assimilation » du candidat, le dossier est transmis à la sous- direction des naturalisations à Rezé, l’une des trois sous- directions, de la direction de la Population et des Migrations du ministère de l’Emploi et de la Solidarité. Le cheminement est très long, les directives seront finalement émises par le ministre chargé des naturalisations, et désormais par la jurisprudence contraignante du tribunal administratif de Nantes. La décision sera alors transmise à la préfecture qui informera le candidat du résultat de sa requête. Pour l’administration, connaître une stabilité familiale, professionnelle et matérielle, connaître suffisamment la langue française, constituent des éléments fiables par rapport à la « naturalisabilité » d’un candidat. Le document final, qui prouve la naturalisation d’un individu est évidemment la carte d’identité. Celle-ci assure la nationalité française, et ainsi l’intégration des immigrés. La naturalisation constitue un accès aux droits réservés aux seuls nationaux (droit de vote par exemple), représente un titre de séjour, une certaine protection à l’étranger, une possibilité d’insertion professionnelle, une concrétisation d’une installation durable en France. « Faire partie des Français », c’est adhérer aux valeurs républicaines et démocratiques, c’est une sécurité réelle face à son pays d’origine (surtout pour les réfugiés politiques).
Nous espérons que
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