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Un modèle d'intégration réussi
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Un symbole même de l’intégration en France : Aïssa DERMOUCH, préfet du Jura d’origine Kabyle, a réussi, grâce à ses efforts et ses capacités, à obtenir une place importante au sein de la société française, en tant que fonctionnaire représentant le pouvoir exécutif central, à la tête d’une préfecture. Par ailleurs, certaines associations entament aussi des actions de développement pour l’intégration des populations issues des migrations. Ainsi les immigrés clandestins, en France, ont tout de même la possibilité de s’intégrer, même si la procédure de naturalisation reste extrêmement longue, durant parfois de nombreuses années. Néanmoins, les cas d’expulsion du territoire, face à ces immigrés clandestins, restent majoritairement préconisés. A l’occasion des contrôles d’identité, effectués dans le cadre de la police judiciaire ou administrative, sont constatées les nombreuses infractions à la réglementation de l’entrée et du séjour en France. Les sanctions relatives à cette immigration clandestine en France résultent soit d’une procédure judiciaire, soit d’une procédure administrative. Dans le cadre de la procédure judiciaire, le juge du tribunal correctionnel est le seul à pouvoir statuer sur la régularité de l’entrée ou du séjour à l’étranger. Celui-ci encours une peine d’emprisonnement (allant d’un mois à un an), avec une peine d’amende, mais également une interdiction de pénétrer ou de séjourner sur le territoire français, pour une durée qui ne peut excéder trois ans. Cela induit une reconduite de l’étranger à la frontière. La procédure administrative, quant à elle, utilisée en dehors de tout cadre judiciaire, est conduite par le préfet, qui doit prendre en compte à la situation personnelle ou familiale de l’intéressé. La reconduite à la frontière peut être, dans ce cas, repoussée tant que la décision du tribunal saisi n’est pas intervenue. Quoiqu’il en soit, la précarité de vie des immigrés clandestins est soutenue par cette possibilité constante d’expulsion.Les clandestins sont, pour ainsi dire, livrés à eux même et totalement impuissants face à cette éventualité de reconduite à la frontière, tant qu’ils ne sont pas régularisés. L’impact moral, les difficultés de cette situation, l’avenir incertain, révèlent les conditions indéniables de précarité de vie, sociale et économique des sans- papier. Pour venir en aide à ces clandestins en détresse, de nombreuses associations se mettent en place, soutenant les droits de l’homme, mais ne permettent pas en revanche, d’influencer les décisions des autorités sur l’expulsion et la régularisation de ces personnes. De même que l’intégration est un processus long et particulièrement complexe.
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| Aïssa DERMOUCH, préfet du Jura. |
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